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Olivier

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Douce apocalypse

James Flint


Douce apocalypse
 Pour la présente édition :

Editeur : Au Diable Vauvert

Ce livre est noté   (4/5 pour 1 évaluations)


J'ai lu ce livre et je souhaite donner mon avis
La critique du livre
Lire l'avis des internautes (2 réponses)

Je ne connaissais pas l'auteur, aussi ai-je choisi son court recueil de nouvelles plutôt que son long roman, bien que porté aux nues par la critique.

Bonne pioche !

Si l'on ne peut pas vraiment parler de sf, ou de fantastique, on ne peut pas non plus parler de mainstream. C'est plus une littérature de l'entre-deux, une anticipation misanthrope et sarcastique sur ce fascisme soft qui nous attend (dixit Ballard).

Ballard ?

Oui, je pense qu'on peut le rapprocher des oeuvres récentes de Ballard, mais aussi du fameux Crash !.
Des caméras de surveillance qui nous protégeraient contre les vilains délinquants aux OGM que les multinationales veulent nous faire bouffer pour notre bien, de la flambée du fondamentalisme : bravo vraiment pour Rêves d'un futur parfait : on croirait du Morrow ! Sans oublier bien sûr le nucléaire ou le clonage érigé en business, et jusqu'à la brevetabilité du vivant, il n'est pas un des fléaux qui nous pendent au nez que ne nous épargne

Flint

.

Portrait cinglant du bonheur consumériste : "Mais je me ressaisis (je trouvais un boulot de vendeur) et réussis à tenir le coup en m'abandonnant à certaines revues et en passant du temps dans les centres commerciaux, des centres-ville et des zones d'activités - partout où des caméras de sécurité silencieuses protégeaient ma liberté d'acheter et de choisir."

Si ce n'est pas le travail qui rend libre,

Flint

nous montre que c'est le bonheur frelaté de la consommation, ce nouvel opium, qui donne la sensation de la liberté. L'individu-consommateur en est réduit à la passivité, et à l'ennui comme ce couple dans Ah, faire du golf sur Mars (quelle chute, mes aïeux).

Toute ressemblance avec une réalité contemporaine ou sinon en devenir ne serait-elle alors que fortuite ?
Jugez sur pièce d'après le complément du titre : 12 récits pour le nouveau millénaire.
Bon millénaire !
Heureusement cependant qu'il nous reste des contempteurs du talent de James

Flint

, car c'est bel et bien tout ce qu'il nous reste. Malheureusement ?




Un jeune cadre voit sa vie déconstruite par un test de personnalité automatisé ; des micro-robots changent la victime d'un viol en vierge éternelle ; un clone discute tenue vestimentaire avec son père ; une enfant raconte son périple sur une planète devenue vaste mausolée ; la réincarnation de Dürer pique la femme d'un conservateur de musée...

Comment conserver un semblant d'humanité dans un monde déformé par les phobies technologiques et l'angoisse millénariste ? Étranges et familiers, ces douze récits jettent une lumière cruelle sur les cauchemars climatisés qui hantent nos existences vendues à la science et à l'information...


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Cette critique est signée Galvin
4 réponses y ont été apportées. Dernier message le 18/04/2008 à 15h58 par Nostromo

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